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France : attentat à Paris, trois jours avant la présidentielle

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Un policier a été tué et deux autres blessés jeudi soir lors d’une attaque sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris. L’auteur de l’attaque, revendiquée par le groupe terroriste État islamique (EI), a été abattu.

Le président François Hollande, qui a convoqué un conseil de défense pour le matin du vendredi 21 avril, s’est dit « convaincu » que la fusillade au cours de laquelle un policier a été tué et deux autres blessés, jeudi soir, était « d’ordre terroriste ». L’attaque a été revendiquée dans la soirée par un communiqué de l’organisation terroriste État islamique (EI).

« Peu avant 21h00, heure française, une voiture est arrivée à hauteur d’un car de police (..), un homme est sorti du véhicule, a ouvert le feu a priori à l’arme automatique sur le car de police, a tué un policier et ensuite a tente dé partir en courant en essayant de prendre pour cible d’autres policiers », a indiqué sur la chaîne BFM TV le porte-parole du ministère de l’Intérieur Pierre-Henry Brandet.

« Il a réussi à en blesser deux autres et il a été abattu par les forces de l’ordre », a-t-il ajouté, soulignant que ces policiers avaient « délibérément été pris pour cible ».

La plus célèbre artère de la capitale, très prisée des touristes, a été bouclée durant la soirée et d’importantes forces de police ont été déployées dans le quartier, appuyée dans les airs par un hélicoptère qui survolait la zone.

L’identité de l’attaquant « connue »

L’identité de l’attaquant, abattu par la police au cours de la fusillade, « est connue et a été vérifiée », a annoncé François Molins, le procureur de la République de Paris, chargé des affaires de terrorisme, qui s’est exprimé devant la presse près du lieu de l’attaque.

Il s’agit du titulaire de la carte grise du véhicule utilisé pour l’attentat. L’attaquant était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. Il avait été condamné en février 2005 à quinze ans de réclusion pour trois tentatives d’homicide volontaire, dont deux visant des policiers.

Le magistrat s’est cependant refusé à donner l’identité de cet homme, un Français de 39 ans, en raison des nécessités de l’enquête. Des perquisitions et investigations sont en cours pour établir « s’il a bénéficié ou pas de complicités », a poursuivi François Molins, qui donnera un nouveau point de presse dans la journée de vendredi.

Le domicile l’attaquant, situé dans le département de la Seine-et-Marne, près de Paris, a été perquisitionné dans la nuit de jeudi à vendredi. Trois proches du suspect sont en garde à vue.

Scrutin présidentiel

Cette fusillade survient à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, alors que la France a été confrontée depuis 2015 à une vague d’attentats jihadistes sans précédent ayant fait 238 morts.

L’annonce de ce nouvel attentat a bousculé l’émission politique diffusée jeudi soir, de 20h à 23h30, sur France 2. Les onze candidats à l’élection présidentielle qui participaient à ce dernier rendez-vous télévisé avant le premier tour du scrutin ont tous rendu hommage au policier tué.

Il y a trois jours, une tentative d’attentat avait été déjouée à Marseille, dans le sud de la France, selon le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl. Deux hommes, « soupçonnés de vouloir commettre, de façon imminente, une action violente » avaient été arrêtés dans le 3e arrondissement de la cité phocéenne.

Donald Trump, premier à réagir

Dans la communauté internationale, le président américain est le premier chef d’État à s’être exprimé. Cela « ne s’arrête tout simplement jamais », a affirmé Donald Trump, qui a présenté ses « condoléances au peuple de France ». « Nous devons être forts et vigilants, et je répète cela depuis longtemps », a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé sa « compassion aux victimes et à leurs familles ».

 

 

Source : Jeune Afrique

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