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La communauté internationale n’a aucun plan de stabilisation en Libye

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Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la communauté internationale n’a aucun plan de stabilisation en Libye et les acteurs internationaux sont plutôt intéressés à récupérer les fonds investis dans ce pays.

Le 2 mai, une rencontre importante entre le Premier ministre du gouvernement d’entente nationale libyenne Fayez al-Sarraj, qui siège à Tripoli, et le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est de la Libye soutenant le soi-disant gouvernement « oriental » de Tobrouk, s’est tenue dans la capitale des Émirats arabes unis. Beaucoup s’attendent à ce que ces négociations fassent bouger les choses eu égard à la stabilisation dans ce pays nord-africain.

De l’avis de plusieurs experts, beaucoup d’acteurs ne sont pas intéressés par un règlement pacifique en Libye.

« La position des acteurs mondiaux relative à la crise est floue et indéterminée. L’essentiel, pour eux, consiste à rentrer dans les frais investis dans le pays. Cela les préoccupe beaucoup plus que le règlement de la crise. La communauté internationale n’a mis au point aucun plan de stabilisation », estime le député libyen Abu Bakr Baeer.

Selon lui, les éléments qui torpillent le processus de paix et attisent la tension agissent dans l’intérêt de certaines grandes puissances mondiales.
De l’avis du politologue libyen Mukhtar al-Jidal, « les accords entre le gouvernement d’entente nationale et l’armée seront torpillés par le Qatar et la Turquie, soucieux d’établir dans le pays le pouvoir des Frères musulmans ».

L’expert estime que les services secrets français et allemands ont effectué un grand travail afin de ternir la réputation du gouvernement d’entente nationale aux yeux des Libyens. Les spécialistes occidentaux font courir les rumeurs d’après lesquelles ce gouvernement finance et arme des groupes militaires.

Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar ont signé mardi 2 mai à Abou Dhabi un accord qui trace les grandes lignes visant à faire réconcilier les Libyens.

Malgré les divergences qui persistent, les parties en conflit se rendent bien compte de la nécessité de régler la crise politique et « de conjuguer les efforts pour lutter contre le terrorisme et mettre fin aux souffrances des Libyens ». La rencontre d’Abou Dhabi avait pour principal objectif de trouver une issue favorable à la crise politique qui sévit en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi.

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