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Le Point : Du Politiquement trop incorrect

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Il ne sert à rien de changer les pièces défectueuses d’un moteur qui est foutu. C’est le pouvoir même, dans sa racine qui n’est pas bon et qui n’augure plus confiance aux yeux du peuple.

Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga vient du RPM, mais aussi de l’extrême droite familiale. Encore, il y a eu très peu de consultations dans le processus de la formation du “dernier” gouvernement avant 2018. Il faut aussi noter des retours incompris, c’est-à-dire, qui ne sont fondés sur aucune base politique : Tièman Hubert coulibaly n’est-il pas de la Franc-maçonnerie internationale? Kassoum Tapo, (l’homme qui n’a aucune base politique et renié à Mopti), Tiena Coulibaly (un mythe lointain).

En tout cas, tout porte à croire également que la CMP restera moribonde avec cet attelage. Ce qui est plus grave encore, c’est le risque de démissions dans les jours à venir.

On ne peut pas qualifier de mauvais les trois Premiers ministres qui se sont succédé, sous le régime Ibrahim Boubacar Kéïta, à Savoir : Oumar Tatam Ly, Moussa Mara et Modibo Kéita. L’échec du régime est-il dû aux manques de visions de ces hommes ? Non !

Même si le Premier ministre sortant, lors de la passation de services, le 11 Avril dernier, s’est accusé de n’avoir pas su gérer certains problèmes dont les grèves dans les secteurs de la santé, de l’Education et de l’enseignement supérieur ; tout porte à croire que c’est un problème de volonté politique du Président de la République, lui même. Comment l’Etat peut-il laisser des centaines de citoyens mourir dans les hôpitaux sans une réaction ferme et concrète ? Comment le personnel de la santé aussi peut-il assumer plus d’un mois de grèves ?

Ibrahim Boubacar Kéita, qui s’apprête à se présenter pour un deuxième mandat à la tête du Mali a échoué. Un mois de grève illimitée des agents de santé, une année scolaire paralysée par des mouvements de grèves au fondamentale et secondaires, la grève illimitée des professeurs du supérieur, l’échec camouflé de la conférence d’entente nationale ; à l’approche des élections présidentielles de 2018, la situation sécuritaire reste toujours incertaine, etc. sont entre autres les aspects qui empêchent nos dirigeants de dormir. Mais sont-ils réellement sincères avec les fonctionnaires ? Nos gouvernants sont-ils à la hauteur de nos attentes ? Ce changement de gouvernement améliorera-t-il les conditions de vie des Maliens ? En tout cas, l’heure est très grave et il semble que les maliens se sont soulevés enfin avec la marche pacifique des enseignants sur toute l’étendue du pays.

Ce qui est le plus étonnant dans tout ça, c’est le fait que le nouveau Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga soit issu du parti au pouvoir et que tout porte à croire qu’il a été nommé pour préparer la réélection d’IBK, en 2018. Aussi, n’a-t-il pas été le Directeur de campagne du candidat Ibrahim Boubacar Kéita en 2013 ?

Ainsi, on parle de front social et le régime pense à 2018. La crise prendra-t-elle fin bientôt dans ces conditions ?

Que le peuple soit garant de son pouvoir. Qu’il se mette aussi en évidence que ceux à qui nous avons délégués une grande partie de nos pouvoirs ne sont pas capables de relever les défis à cause de leurs systèmes qui ne tiennent pas tellement compte des aspirations du vrai peuple. Alors, 2018 semble encore loin. Et à travers la nomination des 35 ministres du gouvernement Maïga, il n’y a aucun doute à ce qu’il y aurait un large consensus autours de la candidature d’Ibrahim Boubacar Kéïta en 2018. Certains grands partis peuvent même ne pas présenter de candidats à cause des postes ministériels.

« Naa laara, a saara »

Alfousseini Togo

Source: Le Canard de la Venise

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