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La visite que Vladimir Poutine rend en France le lundi 29 mai excite beaucoup l’imagination des journalistes et du personnel politique.

Le fait que Vladimir Poutine soit reçu au château de Versailles, et avec un decorum tout à fait singulier, enflame l’imagination des commentateurs. Il est en effet hautement symbolique que Vladimir Poutine soit le premier dirigeant reçu avec une telle pompe par le nouveau Président de la République. Cette pompe même montre que les enjeux, que ce soit pour Vladimir Poutine ou pour Emmanuel Macron de cette visite sont extrêmement importants. Hors de l’anecdote, se joue ici quelque chose de majeur pour les deux hommes.

Les enjeux pour Emmanuel Macron

Dans quel contexte cette visite aura-t-elle lieu? À l’heure actuelle, les relations bilatérales entre la France et Russie sont sévèrement contraintes par la politique de l’Union européenne à l’égard de la Russie. Ces contraintes dépassent la simple question des sanctions, dont l’importance, hors les sanctions financières, a été plus symbolique que réelle. L’Union européenne a développé depuis 2014, une véritable politique d’hostilité vis-à-vis de la Russie. Cette rencontre sera donc un test pour savoir si le Président Macron veut alléger la contrainte de l’UE, et mettre en œuvre une politique plus française, plus tournée vers les intérêts de la France, envers la Russie ou s’il place la politique étrangère française sous le cadre de l’UE.

Le fait qu’il souhaite que cette visite ait lieu avec un décorum tout particulier à Versailles ne peut être considéré comme une indication quant à la réussite ou non de cette visite. Cela traduit uniquement l’importance que revêt cette visite. Elle constitue, il est vrai, pour Emmanuel Macron, son véritable baptême du feu en politique internationale. Pour l’instant ses différentes sorties, que ce soit dans le cadre de la réunion à Bruxelles entre les dirigeants de l’UE et Donald Trump, ou le G7 de Taormina, ont toujours été en groupe. Là, Emmanuel Macron sera seul avec l’un des principaux acteurs internationaux.

De plus, Emmanuel Macron sait très bien que cette visite sera scrutée à la fois par ses opposants comme par ses soutiens. Si cette visite devait se conclure par une annonce dramatique quant à l’amélioration des relations bilatérales, il serait fortement critiqué par ses propres amis. Si la visite est un échec, ses adversaires cette fois le critiqueront. On peut donc penser que cette visite débouchera sur certaines améliorations dans les relations bilatérales, mais rien de particulièrement spectaculaire. Mais cela ne signifie pas qu’un processus général d’amélioration n’aura pu être lancé par cette visite, un processus qui se déroulera dans les prochains mois.

Emmanuel Macron et le spectre du « gamin inexpérimenté »

M. Emmanuel Macron, en tant que nouveau président français, doit montrer qu’il a à l’esprit les intérêts français (quelque chose qui avait un peu manqué, il faut bien l’avouer, à François Hollande). Mais il est clair qu’il cherchera, aussi, à user de cette visite à son avantage politique. Il a été fortement attaqué lors de la campagne présidentielle pour son manque d’expérience dans le traitement des affaires internationales. Il essaiera donc de montrer que ces attaques n’étaient pas fondées. Dans une certaine mesure, les enjeux sont très élevés pour lui, car c’est sa première expérience dans la diplomatie mondiale et il a désespérément besoin de faire une impression durable ou l’image d’un «gamin inexpérimenté» lui collera à la peau.

Emmanuel Macron a explicitement déclaré qu’il voulait des «bonnes relations» avec la Russie. Il est définitivement un homme pragmatique, et non pas quelqu’un dont la pensée internationale est profondément chargé d’idéologie, tout comme le furent M. François Hollande, l’ancien président, ou encore les ministres des Affaires étrangères de ce même François Hollande, qu’ils s’agissent de Laurent Fabius ou de Jean-Marc Ayrault. Dans ce contexte, il n’est donc pas si surprenant que le premier chef d’Etat étranger à être invité à Paris soit M. Poutine. Soit dit en passant, il existe maintenant une concurrence au sein de l’Union européenne, et plus précisément entre la France, l’Allemagne et l’Italie pour améliorer les relations avec la Russie et particulièrement les relations économiques. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de divergences entre la France et la Russie, que ce soit au Moyen-Orient ou en l’Ukraine. Mais ces différences et divergences ne sont pas considérées comme un obstacle à l’amélioration des relations avec la Russie.

Les enjeux pour Vladimir Poutine

De même, cette visite présente des enjeux importants pour Vladimir Poutine. D’une part, elle met fin à la tentative des pays de l’UE pour « isoler » la Russie. Cette politique n’avait guère de sens, et elle s’est traduit dans les fait par un resserrement des relations entre la Russie et la Chine, mais aussi par une montée en puissance de l’Organisation de Coopération et de Sécurité, ce que l’on appelle « l’organisation de Shanghai ». Le fait que l’Inde et le Pakistan aient décidé formellement de rejoindre l’OCS est bien la preuve que cette politique d’isolement était d’une grande futilité. Mais, elle a provoqué des dommages importants aux relations entre les pays de l’Union européenne et la Russie et, de ce point de vue, la visite à Versailles de Vladimir Poutine peut marquer le début d’une nouvelle période, plus empreinte de pragmatisme.

D’autre part, Vladimir Poutine entend bien concrétiser lors de cette visite de nouvelles avancées dans le domaine économique. Il faut ici comprendre la logique des relations économiques entre la Russie et les pays de l’UE à travers deux prismes. Le premier est celui de l’évolution actuelle de l’économie russe. Cette dernière est sortie de la crise dans laquelle l’avait plongée l’effondrement des prix du pétrole. Mais, la reprise pourrait être insuffisante eu égard aux objectifs politiques du gouvernement russe. Le second est celui des développement de l’Union Eurasienne, qui s’avère chaque jour un projet de plus en plus important. Dans le développement de cette Union Eurasienne, la question de l’équilibre des relations entre la Chine et la Russie apparaît comme fondamentale. Qu’il s’agisse du projet de la « Route de la Soie » ou qu’il s’agisse des relations triangulaires entre la Russie, la Chine et le Kazakhstan, le fait que la Russie ne puisse s’adosser à de bonnes relations avec les pays de l’Union européenne est un problème.

La Russie, en effet, a tout intérêt à se présenter comme un « pont » entre l’Union Eurasienne et les pays d’Europe occidentale. De bonnes relations avec ces derniers auront des répercussions très favorables au sein même de l’Union Eurasienne. On comprend ainsi tout l’intérêt, pour Vladimir Poutine, que cette visite se conclue, comme on l’a dit, non pas sur des résultats immédiatement spectaculaires, mais sur un processus de normalisation progressive des relations avec les pays de l’Union européenne. Tel est donc l’enjeu pour Vladimir Poutine de cette rencontre de Versailles.

Il est peu douteux qu’il ne soit sensible à l’attention d’Emmanuel Macron qui le reçoit dans un cadre fastueux. Mais il est aussi douteux qu’il puisse se laisser aveugler par les ors que l’on déploiera pour lui. Vladimir Poutine est avant tout un réaliste; c’est aussi un pragmatique, une caractéristique qu’il partage donc avec Emmanuel Macron.

Voici donc ce que cachent les ors de Versailles. Les deux Présidents, qu’il s’agisse d’Emmanuel Macron ou de Vladimir Poutine, ont donc un intérêt commun à ce que cette visite se passe bien. Mais, Emmanuel Macron se tromperait lourdement s’il se figure recevoir un Président Russe affaibli ou en difficulté. Les problèmes actuels de l’économie russe sont parfaitement solvables avec les moyens de la politique économique russe. Quant à Vladimir Poutine, il doit lui aussi comprendre que les enjeux pour son pays d’une issue favorable de cette visite sont importants. Il prendrait un gros risque, et ferait certainement une grave erreur, en traitant Emmanuel Macron comme un « gamin inexpérimenté ». Ces deux dirigeants doivent tirer un trait sur le dogmatisme qui imprégnait les relations franco-russes du temps de François Hollande. Le fait que l’un et l’autre soient des pragmatiques est plutôt de bon augure.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

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Le ministère russe de la Défense dispose d’informations sur les terroristes possédant des armes chimiques en Syrie, a déclaré mercredi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

Lors de son intervention au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe), le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a révélé que la Russie disposait d’informations sur les terroristes de Daech et d’al-Nosra qui possédaient des composants d’armes chimiques.

« Il existe des informations selon lesquelles les terroristes de Daech et d’al-Nosra ont des composants d’armes chimiques, et nous savons exactement où (ils les stockent, ndlr) et qui (les stocke, ndlr). Qui peut donner l’assurance que les armes chimiques n’ apparaîtront pas dans un autre pays demain », a-t-il souligné.

Le monde a besoin d’un travail commun pour lutter contre les terroristes qui détiennent des armes chimiques, a ajouté le ministre.

Dans son discours au Conseil de la Fédération, M. Choïgou a souligné entre autres que la plupart des vidéos sur l’utilisation présumée d’armes chimiques en Syrie étaient des mises en scène poursuivant des fins politiques.

Le 4 avril dernier, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d’Idlib, en Syrie, a été suivie par l’intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants. Des sources locales proches de l’opposition font état de 80 morts et de 200 blessés et en imputent la responsabilité aux forces gouvernementales syriennes. Celles-ci rejettent ces accusations et expliquent que le bombardement aérien sur Khan Cheikhoun a touché un entrepôt d’armes chimiques de groupes terroristes, dont les agents actifs ont alors contaminé la population.

La base aérienne syrienne de Shayrat a été visée par 59 missiles américains dans la nuit du 6 au 7 avril. Selon l’hypothèse des États-Unis, cet aérodrome a servi de point de départ pour les avions syriens qui ont attaqué l’opposition à Khan Cheikhoun, entraînant l’intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants. Washington a tiré ses missiles sans attendre les résultats de l’enquête.

Si Damas rejette toutes ces accusations, la Russie appelle pour sa part à inspecter la base de Shayrat dans le cadre d’une enquête impartiale avec la participation de l’OIAC. En l’absence d’une telle enquête, l’origine de l’intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée.

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Les négociations entre le Président russe Vladimir Poutine et son homologue français Emmanuel Macron qui se tiendront le 29 mai à Paris porteront, en plus des relations bilatérales, sur les conflits régionaux qui, selon le Kremlin, représentent «les points douloureux» de la politique internationale d’aujourd’hui.

Lors de leur première rencontre qui aura lieu le 29 mai à Paris, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron doivent discuter plusieurs sujets qui concernent les relations franco-russes actuelles, a déclaré le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov.

« Vous savez, l’ordre du jour est évident. Tout d’abord, les deux Présidents doivent faire connaissance car ce sera leur première rencontre. Deuxièmement, la Russie et la France ont un vaste ordre du jour des relations bilatérales : ce sont des projets de coopération économique et commerciale, d’interaction culturelle, etc, etc », a-t-indiqué.

Il a également souligné que le sujet des conflits régionaux ne serait pas négligé lors des négociations.

« Bien sûr, il y a aura un échange de vues sur les principaux points douloureux de l’ordre du jour international, à savoir les conflits régionaux qui sont bien connus », a ajouté M. Peskov.

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se rendront au Grand Trianon, à Versailles, pour l’exposition consacrée à la visite de l’empereur russe Pierre le Grand en France en 1717. Cette exposition marque les 300 ans des relations diplomatiques entre la France et la Russie.

Vladimir Poutine a discuté, jeudi 18 mai, pour la première fois par téléphone avec Emmanuel Macron. Lors de la conversation, les dirigeants des deux pays ont évoqué de nombreux sujets importants, notamment la lutte conjointe contre le terrorisme, les Accords de Minsk et l’avenir des relations franco-russes. Au début de la conversation, Vladimir Poutine a félicité Emmanuel Macron pour « sa prise officielle de fonction et la formation du nouveau gouvernement ».

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Au moins 22 tués et 59 blessés: voici le dernier bilan de l’attentat perpétré lundi soir dans la salle de concert Manchester Arena. Sputnik fait le point sur la situation au lendemain de l’attaque terroriste qui a frappé la Grande-Bretagne.

Deux mois jour pour jour après l’attentat meurtrier près du Palais de Westminster, la Grande-Bretagne déplore de nouvelles victimes. Cette fois, à Manchester…

Ce qui s’est passé

Il est 22 h 30. Des milliers de spectateurs réunis à la Manchester Arena, une immense salle d’une capacité de 20 000 personnes, où se produisait la chanteuse américaine Ariana Grande se dirigent vers la sortie après la fin du concert. Soudain, une forte explosion retentit, déclenchant un mouvement de foule. Pris de panique, les spectateurs courent et se bousculent.

« Nous étions en train de partir et nous venions d’atteindre la porte, lorsqu’une énorme explosion s’est produite, tout le monde s’est mis à crier », a déclaré à Reuters Catherine Macfarlane, l’une des spectatrices.

« C’était une énorme explosion, vous pouviez la ressentir dans votre poitrine. Cela a provoqué un chaos, tout le monde courait, criait et cherchait tout simplement à partir. »

Selon la police des transports de Manchester, la puissante explosion a eu lieu dans le foyer de la Manchester Arena.

Qui est derrière l’attaque?

L’incident n’a pas été revendiqué, cependant la police britannique a confirmé ce mardi matin la piste d’un attentat.

Comme l’ont annoncé les forces de l’ordre, l’explosion a été provoquée par un kamikaze. Elles confirment qu’il n’y avait qu’un seul terroriste, qui est mort sur le coup après avoir déclenché la charge explosive qu’il portait sur lui.

Sur internet, des partisans de Daech ont salué ce qu’ils espèrent être une attaque commise par l’un des leurs et jugé qu’il s’agissait de représailles aux bombardements auxquels la Grande-Bretagne participe en Syrie et en Irak, indique Reuters.

Qui sont les victimes?

Selon un dernier bilan, communiqué ce mardi par la police, l’attentat a fait 22 morts et 59 blessés. Plusieurs enfants figurent parmi les victimes. La chanteuse Ariana Grande est très populaire chez les plus jeunes, ce qui explique le fait que de nombreux enfants et adolescents soient venus lundi à son concert.

Theresa May réagit à l’attaque

La police britannique est restée prudente pendant plusieurs heures avant de finir par dire qu’elle traitait l’affaire comme un « incident terroriste ». Le Premier ministre Theresa May a dénoncé dans la nuit une «épouvantable attaque terroriste» et a exprimé sa sympathie aux victimes et à leurs familles.

Depuis hier soir, les chefs d’État se succèdent pour présenter leurs condoléances.

Une attaque en pleine campagne électorale

Suite au drame, le gouvernement britannique et l’opposition travailliste ont convenu de suspendre la campagne électorale jusqu’à nouvel ordre. Dans un communiqué, le dirigeant travailliste Jeremy Corbyn dit avoir parlé avec le Premier ministre conservateur Theresa May et avoir convenu avec elle de suspendre la campagne en vue des élections législatives du 8 juin.

« Je suis horrifié par les événements épouvantables de la nuit dernière à Manchester », ajoute le dirigeant du Labour, cité par Reuters. « Mes pensées vont aux familles et aux proches de ceux qui sont morts ou ont été blessés », indique-t-il.

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EXPLOSION L’explosion s’est produite dans une salle d’attente de l’hôpital où les patients, familles de militaires comme civils, attendent de recevoir les médicaments prescrits…

Plus de 20 personnes ont été blessées dans l’explosion d’une bombe de faible puissance ce lundi dans un hôpital militaire du centre de Bangkok. « Selon les premiers éléments de l’enquête, je peux dire qu’il s’agit d’une bombe », a déclaré devant la presse à l’hôpital Srivara Rangsibrahmanakul, haut responsable de la police.

Selon un dernier bilan de la police, 21 personnes ont été blessées, dont huit étaient encore hospitalisées en fin de journée. Parmi eux, une femme a dû être opérée après avoir reçu des éclats au visage.

Aucune piste privilégiée pour l’heure

L’explosion s’est produite dans une salle d’attente de l’hôpital où les patients, familles de militaires comme civils, attendent de recevoir les médicaments prescrits. L’hôpital a précisé que l’établissement n’avait pas dû être évacué, l’explosion étant mineure.

Cette explosion survient le jour du troisième anniversaire d’un coup d’Etat depuis lequel les militaires sont au pouvoir, limitant fortement les libertés civiles et muselant toute velléité d’opposition.

La police ne privilégiait dans un premier temps aucune piste : acte isolé, protestation contre la main mise des militaires sur le pouvoir depuis trois ans, ou bombe artisanale ressemblant à celles que les indépendantistes musulmans de l’extrême sud du pays font régulièrement exploser.

Des explosions récurrentes en périodes de trouble politique

Les explosions de bombes de faible intensité ne sont pas rares en Thaïlande, notamment dans les périodes de trouble politique comme les manifestations de 2013-2014 ayant précédé le coup d’Etat. Récemment, une bombe a explosé devant le théâtre national de Bangkok, mais sans faire de victimes.

Début mai, plus de cinquante personnes, dont des enfants, ont été blessées dans l’explosion d’une voiture piégée devant un supermarché dans le sud de la Thaïlande, en proie à une rébellion indépendantiste musulmane, qui relance les hostilités après des mois d’accalmie.

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Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la communauté internationale n’a aucun plan de stabilisation en Libye et les acteurs internationaux sont plutôt intéressés à récupérer les fonds investis dans ce pays.

Le 2 mai, une rencontre importante entre le Premier ministre du gouvernement d’entente nationale libyenne Fayez al-Sarraj, qui siège à Tripoli, et le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est de la Libye soutenant le soi-disant gouvernement « oriental » de Tobrouk, s’est tenue dans la capitale des Émirats arabes unis. Beaucoup s’attendent à ce que ces négociations fassent bouger les choses eu égard à la stabilisation dans ce pays nord-africain.

De l’avis de plusieurs experts, beaucoup d’acteurs ne sont pas intéressés par un règlement pacifique en Libye.

« La position des acteurs mondiaux relative à la crise est floue et indéterminée. L’essentiel, pour eux, consiste à rentrer dans les frais investis dans le pays. Cela les préoccupe beaucoup plus que le règlement de la crise. La communauté internationale n’a mis au point aucun plan de stabilisation », estime le député libyen Abu Bakr Baeer.

Selon lui, les éléments qui torpillent le processus de paix et attisent la tension agissent dans l’intérêt de certaines grandes puissances mondiales.
De l’avis du politologue libyen Mukhtar al-Jidal, « les accords entre le gouvernement d’entente nationale et l’armée seront torpillés par le Qatar et la Turquie, soucieux d’établir dans le pays le pouvoir des Frères musulmans ».

L’expert estime que les services secrets français et allemands ont effectué un grand travail afin de ternir la réputation du gouvernement d’entente nationale aux yeux des Libyens. Les spécialistes occidentaux font courir les rumeurs d’après lesquelles ce gouvernement finance et arme des groupes militaires.

Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar ont signé mardi 2 mai à Abou Dhabi un accord qui trace les grandes lignes visant à faire réconcilier les Libyens.

Malgré les divergences qui persistent, les parties en conflit se rendent bien compte de la nécessité de régler la crise politique et « de conjuguer les efforts pour lutter contre le terrorisme et mettre fin aux souffrances des Libyens ». La rencontre d’Abou Dhabi avait pour principal objectif de trouver une issue favorable à la crise politique qui sévit en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi.

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Un nouveau navire du projet 18280, qui vise à renouveler les moyens de la Marine russe en matière de renseignement électronique, a quitté les chantiers navals.

Le navire de renseignement russe de nouvelle génération baptisé Ivan Khours a été mis à l’eau à Saint-Pétersbourg. Selon Igor Ponomarev, PDG du groupe Chantiers navals du Nord qui a construit le bâtiment, il doit être remis à la Marine russe en novembre prochain.

Le premier navire du projet 18280, Youri Ivanov, qui peut embarquer 120 hommes, a été incorporé par les Forces navales en juillet 2015. Le projet en question vise à renouveler les moyens de la Marine russe en matière de renseignement électronique et de communications.

Les deux bâtiments sont destinés notamment à effectuer des missions de surveillance sur les éléments du bouclier antimissile américain déployés sur Hawaï et en Alaska. Leur autonomie de 8 000 milles nautiques leur permet de rester pendant de longues périodes de temps à proximité de zones traditionnelles d’exercices militaires américains dans les parties est et nord-est du Pacifique.

Au cours des 10 prochaines années, les navires du projet 18280 doivent entrer en service dans les quatre Flottes russes.

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Sur fond des conflits fonciers et intercommunautaires secouant le Nigéria ces dernières années, une vingtaine de personnes ont été tuées dans une mosquée lors de la prière du matin.

Vingt personnes ont été tuées samedi dernier dans le centre du Nigéria au moment où ils priaient dans une mosquée, a déclaré lundi à l’AFP un porte-parole de la police.

Selon la source, l’attaque contres ces agriculteurs nigérians a été perpétrée par des éleveurs armés.

« Les hommes armés ont ouvert le feu sur les fidèles à l’intérieur de la mosquée pendant la prière du matin » dans le village d’Etogi, tuant 20 personnes, a affirmé Bala Elkana, porte-parole de la police de l’État du Niger.

« Ils ont ensuite tiré des coups de feu sporadiques dans le village, blessant huit personnes », a-t-il ajouté.

Selon Bala Elkana, la police a ouvert une enquête. En outre, trois personnes sont déjà soupçonnées d’être impliquées dans la tuerie.

Les communautés, souvent divisées entre éleveurs nomades et agriculteurs sédentaires revendiquant l’accès aux terres et à l’eau, se renvoient presque systématiquement la responsabilité des violences.

Les sécheresses fréquentes dans le nord obligent les éleveurs à se déplacer vers le sud à la recherche de nourriture pour leur bétail, empiétant sur les terres utilisées par les cultivateurs.

Des milliers de Nigérians ont été tués dans des conflits fonciers intercommunautaires au cours des dernières années dans des attaques suivies de représailles, notamment dans toute la ceinture centrale du Nigeria.

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Des experts américains ont donné un aperçu de la façon dont la Russie comptait contrer la Third Offset Strategy du Pentagone (TOS), axée sur la création de nouvelles armes de haute technologie.

La Russie mise sur le développement de nouveaux types d’armes nucléaires et sur des programmes innovants dans le domaine des armes classiques, estime l’éditorialiste du National Interest, Dave Majumdar, se référant aux dernières analyses de la S. Rajaratnam School of International Studies (Singapour).

Son arsenal d’armes nucléaires renouvelé, souligne l’éditorialiste, la Russie sera en mesure de contrer efficacement la création de nouvelles technologies militaires par les États-Unis, par les pays de l’Otan et par la Chine.

Ainsi, face au développement actuel du système américain de défense antimissile, la Russie se munit de nouveaux missiles balistiques de type Iars, de sous-marins de classe Boreï et de missiles mer-sol Boulava. En outre, l’armée russe met au point les missiles balistiques intercontinentaux Sarmat et le nouveau système de missiles mobiles Roubej.

D’après les analystes, la Russie perfectionne également son complexe de missiles ferroviaire, travaille à la création d’ogives hypersoniques et modernise son bombardier lourd supersonique Tu-160.

Aussi, conclut le chroniqueur, la Russie bénéficie d’un grand avantage sur les États-Unis compte tenu de la qualité et de la diversité de ses systèmes d’apprivoisement, et pourra assurer l’efficacité stratégique de son potentiel militaire à l’avenir.

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Selon Bachar el-Assad, le terrorisme est utilisé comme un outil par les États occidentaux qui sont guidés par «une mentalité nazie».

Le Président syrien Bachar el-Assad a comparé la guerre que le peuple syrien mène contre le terrorisme à la lutte de l’Union soviétique contre le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale.

« La guerre que votre peuple a menée à cette époque-là est la même que celle que notre peuple mène aujourd’hui. La seule différence réside dans les noms et les moyens, mais le contenu est le même », a déclaré Bachar el-Assad dans une interview à la télévision biélorusse, diffusée ce jeudi par l’agence de presse SANA.

Selon le président syrien, le terrorisme est utilisé comme un outil par les États occidentaux, qui sont guidés par « une mentalité nazie » visant à faire des autres États et peuples leurs « esclaves ».

« Pourquoi le nazisme est-il apparu? Qu’est-ce qu’il voulait? Il voulait dominer le monde, éliminer les autres. Aujourd’hui, notre peuple lutte non seulement contre des terroristes, mais aussi contre ceux qui les protègent », a indiqué M. Assad.

Le Jour de la Victoire, Bachar el-Assad a adressé un message aux militaires russes, dans lequel il a comparé les soldats russes engagés dans la lutte contre le terrorisme, aux héros de la Grande Guerre patriotique et les a qualifiés de dignes héritiers des exploits de leurs ancêtres.

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